Jane Blonde

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Mes créations


Un jour de repos comme au boulot

Hello tout le monde ! Oui, oui, je sais, ça fait très très longtemps que je n'ai pas posté ... Mais on va rattraper ça !

Voici donc aujourd'hui une nouvelle (assez longue ...) que j'ai écrite cette année, dans le cadre d'un concours d'écriture. J'ai beaucoup travaillé dessus, le sujet me tenant beaucoup à cœur, et j'y ai passé beaucoup de temps.

Alors, je vous souhaite une bonne lecture et surtout, laissez moi votre avis en commentaire, ça me fera très plaisir !

 

 

Un jour de repos comme au boulot

 

Je regarde ma montre : 20h18 ! Mince je suis en retard ! Le concert commence à 20h45 et je ne suis même pas prêt ! Bon on met le turbo ! Un coup de peigne, un t-shirt propre, mes nouvelles chaussures  … Parfait ! Mon téléphone, posé en équilibre sur le coin de la table, vibre.  Inévitablement, il tombe. Je le ramasse, et ouf ! Aucune fissure sur l’écran. Un peu de chance dans ma malchance … Je regarde le message que je viens de recevoir : c’est Lucas, mon meilleur ami, avec qui je dois aller au concert de ce soir. Avec Lucas, on est amis depuis la sixième et c’est lui qui, deux ans après, m’a fait découvrir ce groupe de métal, et depuis on est fans. On suit tout, on sait tout, et ça fait maintenant 10 ans qu’on va les voir dès qu’ils viennent en concert. Et aujourd’hui, comble de chance, ils jouent à Paris, dans mon quartier ! Nous avons réservé nos places dès que nous l’avons appris. Lucas devait me rejoindre à 20h25 en bas de chez moi, mais son SMS m’annonce qu’il va être un peu en retard. Ca ne m’étonne pas de lui ! Depuis douze ans, pas une seule fois quelqu’un l’a vu arriver à l’heure ! Il est déjà 20h27, je suis en bas de mon immeuble, j’attends tout seul, dehors, avec le t-shirt du groupe, un soir de novembre, dans Paris.  C’est alors que je vois au loin mon ami, qui court pour rattraper son retard, portant lui aussi son t-shirt à l’égérie de notre groupe favori. Il me sourit, et on se met en route vers la salle de spectacle, à quelques minutes de marche. On papote, on rigole, et on arrive enfin devant la salle. On passe devant les vigiles qui regardent dans nos sacs et on rentre dans la salle, tout heureux. On s’installe dans la fosse, au milieu des autres fans et spectateurs. Il nous reste dix minutes à patienter avant le début de ce spectacle que nous attendions tant, depuis plusieurs mois. Et pour cause ! Des mois que mon jour de congé est pris, et j’ai du batailler ! Et oui, quand on est agent secret, il faut les mériter ses jours de repos … En ce moment en plus, depuis le 7 janvier, tous mes collègues et moi-même sommes sur le qui-vive. En effet, nous devons surveiller énormément de lieu, du fait de la menace terroriste. Des dizaines d’attaques déjouées, dont, heureusement d’ailleurs, personne n’entendra parler ! Même si je suis fier de mon métier, j’avoue que parfois, un peu de reconnaissance serait la bienvenue …  Mais bon comme on dit, on ne fait pas ce métier là pour la gloire, c’est avant tout une vocation.

«- Hey Adrien, ça va ? T’as pas l’air bien là … , me demande Lucas.

-Si si t’inquiète pas ça va, je suis un peu fatigué, c’est tout. »

En réalité, non, ça ne va pas. Je ne sais pas ce qui me fait dire cela, mais j’ai un très mauvais pressentiment … Ce sentiment, qui vous prend le creux du ventre, cette boule qui remonte dans votre gorge … Mais je ne veux pas que tous ces problèmes viennent hanter mes pensées ! Pas ce soir ! Ce soir, je m’amuse, c’est tout ! Ah et bien le concert commence justement, le lumière vient de s’éteindre !

Wouah, le concert est génial, j’y crois pas c’est trop bien ! Il doit y avoir environ 1500 personnes dans la salle et tout le monde s’amuse ! Tout le monde saute, tout le monde danse et chante depuis une heure, depuis que le concert a commencé en fait. L’ambiance a décollée très rapidement, et maintenant c’est la folie ! Lucas, comme tout bon fan qui se respecte, ne fait pas exception à la règle, je dirai même que c’est le plus excité de tous. Il saute partout, il crie, il est survolté ! J’avoue que je ne suis pas en reste non plus, mais bon, face à Lucas je ne fais pas le poids ! Et puis je viens de redescendre un peu en pression là, cette étrange sensation de malaise, de stress vient de me reprendre … J’ai comme une subite envie de vomir qui me taraude le ventre … Enfin, je me dis que c’est rien, que ça doit être la chaleur de la salle qui me donne cette impression … Oui ça doit être ça … Mais bon, je vais rester sur mes gardes tout de même, et surveiller du coin de l’œil les entrées, juste au cas où … Et oui, agent secret un jour, agent secret toujours ! Espion, ce n’est pas seulement un métier, c’est toute une vie …

Allez, on oublie tout ça, on est là pour s’amuser ! On ne va pas laisser un mauvais pressentiment probablement infondé nous gâcher la soirée !

Quelques chansons passent … Chacun s’amuse … Tout va pour le mieux au final … Mais non, non, je n’arrive pas à me concentrer sur le concert, je ne peux pas. Je glisse à l’oreille de Lucas que je vais faire un tour aux toilettes. Ma tête tourne. La salle tangue. Il faut que je m’éloigne du bruit.

Je bois un peu d’eau, prise au creux de mes mains. Je ne me sens toujours pas mieux, ce n’est pas croyable ça ! Je me passe un peu d’eau sur mon visage.  Et c’est alors que je l’entends. Le premier cri. Le premier d’une longue série. Rapidement suivi du premier coup de feu. Le premier d’une trèèèèès longue série … Sur le coup, je ne réagis pas, je reste pétrifié devant cet évier sale. L’effet de surprise passé, je commence à courir, pour sortir des toilettes, pour aller chercher Lucas, pour aller aider toutes ces personnes innocentes. Les chansons des Eagles ne retentissent plus dans le bâtiment. Et voilà, même pas une soirée tranquille, sans boulot ! Ce n’était pas clair, mais mon instinct me dit que l’on fait face à une attaque … Ces cris, ces coups de feu… Ces bruits de malheur qui ne cessent pas … Les bruits de pas, probablement ces gens venus pour s’amuser, qui ont  finis par devoir courir pour leur vie.  Il y a une jeune fille par terre, qui a surement trébuché et qui est inconsciente. Je la prends dans mes bras, et commence à courir vers la sortie tant que je le peux encore.

En passant les portes de la salle, je les vois. Ces vigiles, qui avaient, par simple mesure de précaution, regardé nos sacs avant que l’on rentre, et qui désormais, gisent au sol, morts. Les policiers viennent d’arriver, et ils prennent en charge la jeune fille que je porte. Elle vient de se réveiller, et elle pleure. Sa grande sœur est toujours à l’intérieur. Je sors rapidement mon téléphone portable de ma poche et regarde l’heure. Ca fait au moins 10 minutes que cet enfer sur Terre a débuté. 10 minutes de trop. Il faut que je retourne dans la salle. Lucas n’était pas sorti. La sœur de la fille non plus. Personne d’autre, à part nous en fait.

Forcément, je me mets à courir vers la porte des Enfers, pour aller aider les autres. Un policier m’attrape le bras.

« - Monsieur, n’entrez pas ! Vous êtes fou ! Laissez faire les forces de l’ordre !, me cria-t-il.

-Ecoutez, je fais parti de la maison ! Laissez-moi entrer ! Mon meilleur ami est encore à l’intérieur, et tant d’autres gens sont encore bloqués là dedans aussi !, répondis-je, totalement affolé.

-Je suis désolé Monsieur, je ne suis pas autorisé à vous laisser entrer. Mes collègues et moi, on s’occupe de la situation. Votre ami va sortir de là. »

Ca ne me plaît pas. Pas du tout. Je suis formé pour ce genre de situations ! Je suis tout à fait capable d’y retourner. C’est ce que je vais faire. Je pourrais peut-être trouver Lucas, qui sait ? Je me faufile hors de la vue des policiers et CRS qui surveillent les entrées, je vais passer par derrière. Je fais le tour du bâtiment. J’entends quelqu’un qui m’appelle. Je regarde autour de moi, il n’y a personne. Je lève les yeux. Une femme est suspendue à la fenêtre, en larmes. Elle me supplie de l’aider. Ses mains sont toutes rouges, elle va bientôt lâcher prise et s’écraser par terre. C’est dans ces moments là qu’être agent secret peut être un avantage, je n’aurai jamais pu aider cette femme sans mon savoir faire d’agent. Je commence à escalader le mur, et je lui parle pour essayer de la rassurer. Arrivé à son niveau, je la prends sur mon dos et lui dit de s’accrocher. Nous redescendons sans encombre, puis je lui indique comment rejoindre les policiers car je n’ai pas l’intention de m’arrêter là.

Je rentre par une porte de secours, qui n’est pas verrouillée et surveillée. Je vois alors, un peu plus loin, assis par terre sous une table, deux personnes, une femme et un homme. L’homme essaye de rassurer la femme en larmes. Il me voit et me dit de pas faire de bruit, je leur chuchote que je suis de la police et que je viens les aider. Ils se faufilent vers moi, je les guide vers la porte. Les bruits de balles sont insupportables, les gens crient de moins en moins …

Je sors avec les deux personnes et tombe nez à nez avec trois policiers. Ils nous empoignent par le bras et nous assurent que nous sommes en sécurité. Je les implore de me laisser y retourner, mais ils refusent.

Ils nous ramènent sur le devant du bâtiment et mettent l’homme et la femme dans une ambulance. On me fait donc assoir dans une autre camionnette blanche, avec une couverture de survie sur le dos. Je suis là, impuissant, ne pouvant plus rien faire pour aider qui que ce soit. Aucun policiers ne me prête attention, et tant mieux. Cela me permet de réfléchir …Comment va Lucas, à l’intérieur, est-il déjà …m…mort ? Je me refuse à y croire. Ce n’est pas possible. Tout est de ma faute … J’aurai du, j’aurai pu l’aider, faire quelque chose, ne pas l’abandonner à son sort dans cette salle infernale.

A cet instant précis, mon téléphone vibre dans ma poche. Je le sors et vois ce qui me fais reprendre espoir : « Nouveau message de Lucas. » Je l’ouvre rapidement.

« Adrien, je suis caché dans les coulisses de la salle avec d’autres personnes. On est environ quinze. Il y a des corps partout. Appelle de l’aide.»

Je ne lui réponds pas, car je me dis que si son téléphone n’est pas en silencieux, il risquerait de se faire repérer, et emporter avec lui une quinzaine de personnes. Je suis tellement heureux ! Il va bien ! Je m’empresse de prévenir les policiers de la position de mon ami et de ses compagnons de galère. Les policiers ont commencés à rentrer dans le bâtiment. Les coups de feu ne cessent pas. Les cris si, de plus en plus. Il fait si noir. Il fait si froid. Je vois la police et les CRS ressortir avec quelques personnes, j’entends toujours des coups de feu. Lucas n’est pas avec eux. Je suis fatigué, ma tête tourne. Je vais m’allonger, juste cinq minutes, histoire de me reposer. Juste un petit peu.

J’ouvre les yeux. Je suppose que je me suis endormi, car je suis dans une chambre d’hôpital. Une infirmière est à côté de moi.

« -Bonjour Monsieur, je m’appelle Marie. C’est moi qui me suis occupée de vous. Vous allez bien, vous allez pouvoir sortir de l’hôpital. Vous n’avez pas été touché par les balles des terroristes. La jeune fille que vous aviez avec vous en sortant va bien aussi, elle est juste très fatiguée. Vous lui avez sauvé la vie. Vous voulez sortir maintenant ou vous reposez encore un peu ?

-Je préfèrerais sortir rapidement, s’il vous plaît. Merci pour tout, madame. Juste avant de partir, avez-vous entendu parler d’un jeune home de mon âge, présent dans la salle, qui s’appelle Lucas Jones ?

-Non Monsieur, désolée. Je me suis juste occupée de vous et de la demoiselle d’â côté. »

Je récupère mes affaires. Je me sens bien, j’ai juste un peu la nausée. Juste avant que je sorte, un monsieur entre dans ma chambre. Je vois sur son visage que quelque chose ne va pas.

«- Bonjour. Vous êtes bien Adrien Petit ?

-Euh, oui, c’est bien moi. Pourquoi ? Répondis-je d’une toute petite voix inquiète.

-Connaissez-vous Lucas Jones ? »

Je sens mon cœur se serrer, et ma nausée s’accentuer. Pitié, non. Pas lui.

« -Oui je le connais, c’est mon meilleur ami et c’est avec lui que je suis allé au concert. »

Son regard exprime plus que toutes les paroles que l’on pourrait prononcer dans ce genre de situation. Ses yeux me fixent un moment puis il baisse la tête.

« -Je suis vraiment désolé, murmure-t-il. »

Non. Je me laisse tomber sur ce lit d’hôpital inconfortable. Lucas, mon ami depuis si longtemps. Qui avait aidé ces gens à se cacher dans la salle. Pas Lucas, ce n’était pas possible. Je ne veux pas y croire, pourtant je crains que ça ne soit que la vérité … Une terrible vérité …

« -Comment est-ce arrivé ?, questionnais-je l’homme en faisant tous les efforts du monde pour que ma voix ne se brise pas avant la fin de ma phrase.

-Quand nous les avons trouvés dans la salle, lui et les personnes avec qui il se cachait, il s’est levé et placé devant une femme enceinte, pour la protéger. Il a suffit d’une balle perdue. La femme et son futur bébé vont parfaitement bien. »

J’esquissais un faible sourire. Cela ne m’étonnait pas de lui, protéger une femme enceinte. Il était mort pour elle, en héros. Des larmes roulaient sur mes joues. Tous ces coups de feu que j’avais entendus … Lequel de ces tirs avait tué mon ami ? Le quel de ces coups de feu m’avait a jamais privé de mon meilleur ami ? Pourquoi la violence et le mal triomphent-ils, au prix de la vie de bonnes personnes ? Tant de pourquois … Tant d’injustice …

Je ne m’en suis pas rendu compte mais l’homme à la mauvaise nouvelle est parti. Je dois être sur ce lit depuis longtemps maintenant … Pourquoi lui et pas moi ?, ne cessais-je de me demander. Un homme si bien … Il ne méritait pas un sort comme cela. Mais enfin, il faut se ressaisir, pleurer ne le ramènera pas. A cette pensée, mes larmes redoublent et coulent de plus belle le long de mes joues, pour venir s’écraser par terre. Bientôt, il a une petite flaque de larmes à mes pieds.

Je sens mon téléphone vibrer dans ma poche. C’est mon patron. Oh non, ce n’est pas le moment, vraiment pas … Je décroche quand même.

« - Oui allo, bonjour Monsieur.

-Bonjour Adrien. J’espère que vous allez bien. Je pense que vous avez autre chose à faire alors je vais être bref. Au vu de votre expérience personnelle d’hier soir et à compter d’aujourd’hui, samedi 14 novembre 2015, vous ne faites plus partie du projet d’enquête sur le terrorisme auquel vous participiez.

-Oh merci Monsieur, je ne pensais pas pouvoir être efficace sur ce projet dorénavant, merci beaucoup, au revoir. »

Voilà, je suis donc désormais un agent secret seul, sans travail, en deuil et portant toute sa peine tout seul sur son dos. Je regarde mon téléphone et réponds à toutes les personnes ayant essayé de mon contacter. Après cela, je me lève et quitte l’hôpital.

Loin de cet enfer. Loin. Loin de toutes ces personnes blessées et mortes sous les balles de monstres.

Avant de rentrer chez moi, je veux passer devant la salle. Je le fais. Je vois alors toutes ces personnes venues poser des bougies, des dessins, venues se recueillir et déposer leurs larmes, leur peine et leur compassion.  Quelle horreur… Tout ce mal pour quoi au final ? Toutes ces morts, toutes ces victimes dans quel but ? Toutes ces personnes en deuil, toute cette tristesse … Chaque personne décédée ce soir là au Bataclan n’est qu’une victime de plus aux yeux des terroristes, mais une personne de moins dans la vie de nombreuses personnes. Dont Lucas dans la mienne … Lui, comme les autres victimes de cet attentat terrible, méritent un hommage digne de leur sacrifice. Mais, et à cet instant, cela se voit sur le visage de chaque personne présente, malgré cette douleur, la France sait rester soudée. Et le combat contre le terrorisme ne fait que commencer.

Je me joins à ces personnes. Et, prouvant plus que jamais l’unité de notre beau pays, nous pleurons tous ensemble, montrant la force et le courage que les terroristes, même avec toutes les armes du monde, ne nous enlèveront jamais.

 

Jane :-)


21/08/2017
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Le Chat

Bonjour à tous !

 

Je vous poste aujourd'hui un texte que j'ai rédigé dans le cadre d'un "examen" il y a un an. Le sujet était de rédiger intégralement une nouvelle fantastique évoquant un objet qui semble s'animer.

Bonne lecture et n'hésitez pas à me laisser vos avis en commentaire ;-)

 

Le Chat

 

C'était mon frère, qui, l'an dernier, m'avait offert cette figurine, à l'occasion de mon anniversaire. C'était un petit chat, tout mignon, au pelage gris clair. Il avait par endroits de fines rayures noires. Le chaton avait de petites moustaches et un museau rosé. De ses mignons petits yeux vert d'eau brillait une lueur de malice. Il était dressé sur ses pattes arrières et semblait attendre qu'on lui lance quelque chose. L'artiste l'avait très bien représenté, de sorte à ce que tous les détails ressortent. C'était une œuvre de qualité, et j'y tenais énormément.

 

Crissement de pneu. Miaulement. Cri. Encore ce cauchemar qui me tourmente. Il y a quelques mois, j'avais malencontreusement écrasé un chaton. Roux, avec de grands yeux bleus, il avait miaulé en me voyant arriver et j'avais tout fait pour l'éviter, en vain. J'en avais pleuré, longtemps, beaucoup. Mais parfois ce cauchemar, ce terrible cauchemar, continuait d'hanter mes nuits ...

 

Je me réveillai brusquement, toutes ces horribles images encore en tête. C'est alors que mes yeux glissèrent par hasard sur ma figurine de chat ... Mais elle n'était plus à sa place. Elle semblait s'être déplacée de plusieurs centimètres sur son étagère. Prise de panique, j’enfouissais ma tête sous mes draps, et restai plusieurs longues minutes ainsi. J'avais des sueurs froides, et une peur indescriptible s'était emparée de moi. Je jetai un bref regard vers l'objet de ma frayeur : non, c'était impossible !

 

Et si pourtant, la figurine avait encore bougé. Dans la semi-pénombre, je vis que le chat c'était remis sur ses quatre pattes. Je n'en croyais pas mes yeux ! Cette figurine avait-elle vraiment bougé ? Etait-ce une illusion de mon esprit apeuré ? Je n'en savais rien. Un seul mot s'imposait à moi : peur.

 

J'entendais à présent des miaulements, presque inaudibles mais qui s’amplifiaient à présent. Je tremblais d'horreur devant tous ces phénomènes époustouflants. Je fis alors une chose qui aujourd'hui me paraît idiote mais qui sur le moment me semblait la plus intelligente.

 

Je me levai en sursaut et dans un mouvement de panique, je saisis ce monstre. Je le sentais qui gesticulait, qui se débattait dans ma main. Il mordait, griffait. Mes mains étaient en sang. J'avais peur, une terrible peur mais je réussis à ouvrir ma fenêtre. Je reculai mon bras et, dans un ultime effort, lançai de toutes mes forces cet objet, si l'on peut considérer cela comme tel. Mais ce petit démon était suspendu dans le vide, accroché à mon index qu'il mordait avec une force impressionnante.

 

Je poussai un cri, de douleur, de terreur, nul ne le sut. Je secouai ma main avec vigueur et cette ... cette chose me lâcha enfin. Je n'entendais plus les miaulements. J'attendis un bruit de chute qui ne vint pas. Effrayée, en larmes, je me recouchai.

 

J'avais du me rendormir, ou bien m'évanouir car en ouvrant les yeux, toutes les images, tous les souvenirs de cette effroyable nuit me revinrent brutalement à l'esprit. J'étais, de toute mon âme, de tout mon corps, bouleversée, terrorisée par ces mystérieux événements. Avais-je rêvé ? Ou avais-je réellement vu tout cela ? C'était une véritable énigme.

 

Je n'en parlerai à personne, pour sûr ! personne ne me croirai, on me prendrai pour une folle.

 

Je me levai, le cerveau encore tout engourdi par ces intenses réflexions. J'observai mes mains : seulement quelques marques, qui disparaîtraient rapidement. Au bout de mon index, il n'y avait aucune trace de morsure. Je les avis pourtant bien senties ces atroces blessures !

 

Je me dirigeai, lentement, par peur de ce que j'allai y découvrir, vers la fameuse étagère. Le chat était là, avait repris sa position initiale, avec son regard toujours rempli de malice et ses yeux ... bleus.

 

Jane


24/09/2016
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Poème

Bonjour tout le monde ;-)

 

Alors aujourd'hui, j'ai vraiment hésité à vous poster ce texte, car justement, ce n'est pas un texte, c'est un poème. C'est la première fois que je me lance en poésie, et honnêtement, je trouve pas ça terrible ... Donc après moultes réflexions avec moi-même, je décide de le poster quand même. Par contre, j'attends vraiment que chaque personne qui lise mon premier poème laisse un commentaire pour donner son avis, même si il trouve ça archi-nul, j'accepte totalement la critique et cela ne me vexera pas du tout, ne vous inquiétez pas ;-)

Merci d'avance et bonne lecture :-)

 

 

Vit

 

 

 

Proteste

Raisonne

Impressionne

Mais reste modeste

 

Parle

Écoute et raconte

Chante

N’ai pas honte

 

Sors

Prend le soleil

Dors

Quand tu as sommeil

 

Profite

Fais-toi plaisir

Respire

Mais prends ton temps, pas trop vite

 

Survit

Cours

Rit

Garde le sourire, toujours

 

Allonge-toi sur le sable

Prends ton temps

Soit insaisissable

Va plus vite que le vent

 

Tout simplement vit

Par delà les frontières de la galaxie.

 

 

 

 

Jane :-)


18/07/2016
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Une mauvaise nouvelle

Hello !

Aujourd'hui, une nouvelle création ! Celle-ci date un peu plus que la première, je l'ai écrite il y a deux ans (en 2014), aussi à l'occasion d'un concours dont le thème était :

Commencer la nouvelle par "il(ou elle) se leva brusquement et quitta la pièce sans un mot."

J'espère que cette "mauvaise nouvelle" vous plaira ;-) (en tous cas, moi, de toutes les nouvelles que j'ai pu écrire, celle là est ma première et ma préférée) :-)

 

J'attends vos avis, vos suggestions en commentaire :-)

 

Jane

 

 

Une mauvaise nouvelle

 

 

Elle se leva brusquement et quitta la pièce sans un mot. Dehors, elle se mit à courir, courir… Pourtant, la journée avait commencée normalement… En arrivant chez elle, elle s’était assise sur le canapé.

 

«  Bonjour, Lola ! Alors cette journée ? cria sa mère depuis la cuisine.                                                        

 – Bof…, lui répondit sa fille.                                                                                                                              

 – Bof ! C’est tout ? Ca avait l’air génial ce stage sur les abeilles !                                                               

-C’était pas terrible et je suis heureuse que se soit terminé ! dit Lola.                                                                    

–T’es tu fais de nouveaux amis ? demanda sa mère.                                                                                          

–Personne ne parle a ce fichu stage et de toutes manières tant mieux car se sont tous des intellos fans d’abeilles, rétorqua Lola.                                                                                                                 –J’ai oublié de te le dire, Lola, mais ce soir nous sortons, va te préparer ! lui dit sa mère joyeusement.                                                                                                                                                   

–Tu n’aurais pas pu me prévenir avant ? râla Lola.                                                                                            

–Je suis vraiment désolée, j’avais oublié, s’excusa sa mère. »                                                                          

 

   Lola monta dans les combles aménagés devenus sa chambre. Elle choisi une robe noire que sa mère avais achetée à l’occasion du bal d’Hiver de son lycée, où au final elle n’était jamais allée. Lola aimait beaucoup cette robe, elle la trouvait très belle et surtout se trouvait assez jolie avec. Elle se demandait où ils allaient ce soir. Elle se demandait surtout si pour une fois, son père quitterai son bureau pour venir avec elle et sa mère. Elle descendit.                                                  

 

« Tu es sublime, ma chérie, s’écria Alyne, la mère de Lola.                                                                          

–Tu exagère Maman ! Mais où allons nous ce soir ? demanda-elle.                                                                  

–Nous allons au restaurant, dit Alyne, Avec ton  père, ajouta-t-elle. »                                                                  

 

   Là, Lola sentit que la situation devait être grave pour que son père viennent avec elles. Le père de Lola, un homme dénommé Claude, avait été absent lors de l’enfance de sa fille car il était au Canada pour son travail et Alyne et Lola avaient préféré rester en France. Claude n’était revenu que 14 ans plus tard en priant Alyne de le pardonner pour ces 14 années d’absence. Alyne avait donc élevée seule Lola qui au début n’aimait pas trop Claude car elle avait l’impression qu’ils les avaient abandonnées, elle et sa mère. La relation de Lola et Claude allait de mieux en mieux mais elle ne le voyait pas souvent car il restait la plupart du temps enfermé dans son bureau pour travailler. Elle remonta dans sa chambre et se mit à lire. Elle adorait lire. C’était le seul moment où elle pouvait s’évader, sortir du monde réel, rêver. Elle lut jusqu’à ce que se soit l’heure de partir au restaurant.                                                                                   

   Lola monta dans la voiture en compagnie de sa mère de son père. Pas un mot ne fut échangé pendant le trajet. Arrivée au restaurant, la petite famille trouva une table assez rapidement. Ils commandèrent leurs repas. La mère de Lola commença :                                                         

 

« Claude, nous t’écoutons. Tu as dit que tu as quelque chose d’important à nous dire. N’est-ce pas ?                                                                                                                                                                

-En effet, Alyne. Vous promettez de m’écouter jusqu’au bout de ce que j’ai à vous dire sans m’interrompre ?                                                                                                                                               

-Oui, dirent en cœur Alyne et Lola.                                                                                                                  

– Bien, bien, bien…, reprit Claude, Par où commencer ? Déjà, ne m’en voulez pas, je n’y suis pour rien. Bon je me lance : je dois repartir au Canada parce…                                                                         

-Quoi ? le coupèrent en cœur sa fille et sa femme.                                                                                         

–Laissez moi finir !, s’écria Claude, vous l’avez promis. Donc je disais que je dois repartit au Canada parce que, comment dire, comment dire…J’ai… hum un euh, non, une non, non, non un…                                                                                                                                                                  

- Bon, Claude va-y lance-toi ! répliqua Alyne.                                                                                                    

–Tu as raison. J’ai… un cancer. Je dois retourner au Canada car le seul médecin capable de soigner se trouve là-bas. »                                                                                                                                 

 

   Lola avait les larmes aux yeux. Elle se leva brusquement et quitta la pièce sans un mot.. Dehors, elle courut. Elle savait que la maison était à dix minutes en voiture du restaurant mais elle s’en fichait. Elle pleurait à présent à chaudes larmes. Elle continuait de courir, courir… Elle se rendit compte au bout d’environ cinq minutes de course qu’il pleuvait. Ses larmes redoublèrent. Alors qu’elle commençait à apprécier et à pardonner son père, voilà qu’il devait repartir. Et si les traitements et les opérations qu’on lui donnera ne fonctionnent pas ? Lola ne préféra pas y penser. Au bout d’environ vingt minutes de course, elle arriva chez elle. Elle était épuisée et trempée jusqu’aux os. Lola enleva ses chaussures et monta directement dans sa chambre. Là elle prit son livre et commença à lire. Elle se sentit un petit peu mieux. Ses parents ne devraient pas tarder à rentrer, ils devaient s’inquiéter. Son livre parlait de mythologie grecque et dans le passage que Lola était en train de lire, Hermès, le Messager des Dieux mais aussi considéré comme le Dieu Guérisseur était en train de soigner des personnes blessées à cause d’une guerre. Elle se dit que si Hermès existait et qui pouvait soigner son père, ce serait vraiment parfait. Sur cette pensée, Lola s’endormit.

   Dans ses rêves, il faisait sombre. Elle vit d’abord une silhouette. Elle vit ensuite plus précisément cette forme, c’était un homme. Il avait l’air assez jeune et il était plutôt séduisant. L’homme s’arrêta et de la lumière apparut brusquement. Elle reconnut alors Hermès, tel qu’il était décrit dans son livre. Il s’approcha de Lola et lui dit:                                                                                                                                                   

« Lola, mes messagers m’ont informé de l’état de ton père et je ferais tous ce qui est en mon pouvoir pour qu’il puisse guérir sans souffrir et sans partir au Canada. »                                                            

   Lola se réveilla en sursaut et regarda autour d’elle. Elle avait vu Hermès et il lui avait parlé ! C’était du n’importe quoi ! Elle savait qu’Hermès n’existait pas mais elle ne pouvait s’empêcher au font d’elle d’espérer cette existence. Après quelques minutes, elle était remise de ce petit moment de frayeur et se rendormit paisiblement.

   Au petit matin, Lola se réveilla et s’étira. Hormis l’événement de cette nuit, elle avait plutôt bien dormit et se sentait mieux. Lola redoutait le moment de prendre son petit déjeuner, car s’était là où elle devrait descendre et revoir ses parents. Elle prit une grande inspiration et descendit. Alyne était en bas et préparait le chocolat chaud de sa fille.                                                                                                                

 

 « Bonjour ma puce, tu as bien dormit ? lui demanda-t-elle.                                                                              

–Mmmmmmm…, marmonna Lola en guise de réponse.                                                                                      

–Tu sais, Lola, ton père et moi nous ne t’en  voulons pas pour ce que tu as fait hier soir. Normalement ton père part dans dix jours.                                                                                                         

 –Dix jours ! Seulement ! s’écria Lola.                                                                                                               

–Et bien oui, si ton père veut être soigné correctement et à temps, il faut qu’il parte dans dix jours, lui répondit sa mère. »                                                                                                                                 

   Lola remonta dans sa chambre. Durant les jours qui suivirent, Lola resta principalement dans sa chambre. Elle ne voulait plus en sortir car elle était triste. Son père devait partir dans trois jours quand sa mère entra dans sa chambre en souriant. Lola se demandait comment sa mère pouvait garder le sourire en ce moment.                                                                                                          

 

« Lola, descend ton père à quelque chose à nous dire. »                                                                                  

 

   Elle descendit en compagnie de sa mère qui souriait toujours autant. Son père s’était installé à la table de la cuisine. Il lui fit signe de s’assoir.                                                                                                  

« Lola, Alyne, vous saviez que ce matin, j’avais un rendez-vous de contrôle à l’hôpital avant de partir au Canada ? Et le médecin était très étonné. La cellule cancéreuse a complètement disparue de mon corps ! Comme par magie !                                                                                                     

-Mais, Papa, c’est génial ! Attends deux secondes, ça veut dire que tu ne pars plus au Canada ? se demanda Lola.                                                                                                                                  

 –Non je ne pars plus au Canada, en effet. Je reste ici !s’exclama Claude. »                                                     

 

 

   Lola se leva et sauta au cou de son père. Elle se sentait beaucoup, beaucoup mieux ! Son père ne partait plus au Canada ! Il restait ici, avec elle et sa mère ! Elle était heureuse. Malheureusement la fin d’après-midi approchait et il était presque l’heure pour Lola d’aller se coucher. Elle monta dans sa chambre pour lire un petit peu avant de s’endormir. Mais quand elle prit son livre elle vit, sur la première de couverture, Hermès qui lui faisait un clin d’œil.                         

 

« Merci », susurra Lola. 


29/06/2016
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Un début de journée (presque) ordinaire ...

Salut tout le monde !

Je vous poste aujourd'hui un texte (très court) que j'ai écrit cette année à l'occasion d'un concours où le thème était "Treize minutes ou treize heures dans la vie d'un adolescent ou d'une adolescente"

Alors j'espère que ça vous plaira et si c'est le cas (ou pas ^^) vous pouvez laisser un ptit com' ;-)

 

Et n'oubliez pas :

"Un lecteur vit un millier de vies avant de mourir. Celui qui ne lit pas n'en vit qu'une"

-George R.R. Martin

 

Jane

 

 

 

Un début de journée (presque) ordinaire …

 

10h26

 

Je monte sur scène : devant moi, il y a plein de personnes. Elles attendent et me regardent. Je suis super stressée mais  je prends ma guitare et je commence à jouer.

 

 

10h27

 

Je suis toujours en train de jouer et devant moi les gens sautent, hurlent, rient … Je crois que je suis la personne la plus heureuse du monde à cet instant … Je ris et je joue encore, et encore, sans jamais m’arrêter.

 

 

10h28

 

J’ai fini mon morceau, mais les gens scandent mon nom, ils en veulent encore, toujours plus.  J’augmente le son de ma guitare et je recommence, un autre morceau cette fois, au rythme plus entraînant encore et je joue, mes doigt semblent voler d’eux même sur les cordes…

 

 

10h29

 

Ils crient toujours mon nom, inlassablement. Et moi je joue, un grand sourire plaqué sur mon visage. Tout est parfait comme dans … un rêve.

 

 

10h30

 

Ils rient, ils m’appellent … Mais c’est comme si je tombais … Dans un gouffre profond, très profond, sans fin … Je n’entends maintenant leurs voix que de loin, comme un écho … Tout est noir … Très noir …

 

 

10h31

 

Hum … Hein ? Non …  Non, je ne veux pas me réveiller … Je veux entendre encore ces gens qui m’appellent … Le son de ma guitare … Les notes …

 

 

10h32

 

Je ne veux pas bouger, je veux me rendormir …

 

 

10h33

 

Hum …

 

 

10h34

 

J’ouvre enfin  les yeux.  10h34. Hein ? Quoi ? 10h34 ?!?!  Déjà ? Comment j’ai pu dormir tout ce temps ? En plus je suis en retard, évidemment ! Vite, vite je saute de mon lit, je m’habille rapidement, avec ce qui  me tombe sous la main.

 

 

10h35

 

J’empoigne mon sac,  sors de la maison, et il pleut ! Bien sûr ! Je commence à courir en direction du collège, le plus rapidement que je peux. Je regarde mon portable : 10h35. J’ai fait vite !

 

 

10h36

 

Je cours le plus vite que je peux, j’ai peut-être encore une chance d’arriver avant le début de la quatrième heure.

 

 

10h37

 

Ça a pas loupé : en courant comme une idiote, je suis tombée, en plein dans une flaque, sinon c’est pas drôle bien évidemment ! En me relevant, je suis prise d’un subit éclair de lucidité. On est quel jour ? Panique, panique …  Je ressors mon portable : j’y crois pas … On est dimanche … Ce n’est pas possible … Il n’y a que moi pour avoir la poisse comme ça !

 

 

10h38

 

Moi et mes vêtements mouillés, on fait demi-tour.  Je vais aller me recoucher, et je vous promet que personne n’a intérêt à me réveiller !

 

 


28/06/2016
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